Bis, Z, nanar, tentacules, fantastique, horreur, mauvaise foi, scream queens, pin-ups, trucs glauques, poules, fluides gluants, zombies, créatures et tout ce que je trouve de pire.
La mairie de Bordeaux vient d'imposer à la Zombie Walk de la ville de ne plus se produire en centre ville, mais sur les quais, loin des yeux des passants et des commerces (qui s'étaient pourtant montré bienveillants à l'égard de cette manifesation les années précédentes).
Une tentative d'étouffer un défilé qui n'est pas sans rappeler l'interdiction faite par Laurent Wauquiez L'an dernier au Puy-en-Velay, et qui provoque l'incompréhension des organisateurs, mais aussi des participants.
Il convient de rappeler qu'une Zombie Walk est
un rassemblement festif, pacifique, décalé et amusant, ça se passe partout en france et dans le monde. Ça n'est ni
politique, ni revendicatif, ni dangereux, ni même subversif. Monsieur Juppé, je vous prie de revoir votre jugement concernant les zombies. Comme monsieur Tiberi, ayez la sagesse de vous souvenir que les morts peuvent voter pour vous! En attendant, je me permets, avec humour et second degré, de vous mettre à l'affiche des plus grand chef-d'œuvres du cinéma zombie, et j'encourage les autres membres de la communauté à faire de même.
La Zombie Walk organisée au Puy-en-Velay le 4 novembre a été retoquée par Le maire Laurent Wauquiez. La raison invoquée?
"La toussaint est un moment consacré aux familles et à leurs défunts, et ce genre de manifestation choquerait les administrés"
Oui, mais non seulement nous sommes dans un pays Laïc et la toussaint est une fête religieuse, mais surtout, la Toussaint, c'est le 1er Novembre et non le 4. WTF, monsieur Wauquiez, seriously? Une Zombie Walk, c'est un rassemblement festif, pacifique, décalé et amusant, organisé dans plusieurs villes, partout en france et dans le monde. Ça n'est ni politique, ni revendicatif, ni dangereux, ni même subversif. C'est juste drôle. Alors, je me dis que si ce ne sont pas des jeunes maquilles en morts-vivants qui vous font peur, ce sont peut-être simplement les jeunes?
La Zombie Walk Paris est-elle sous la coupe des Illuminatis? Un détail troublant sur l'affiche semble accréditer cette thèse.
En effet, en bas à droite de l'affiche, apparait un logo représentant ce qui semble être une version "zombifiée" d'une pyramide Illuminati". Ce logo est absent des images de l'affiche mises en ligne à ce jour, mais est présent sur la version imprimée, comme on peut le voir sur cette photo tirée du groupe Facebook Zombie Walk Paris
Le logo illuminati se trouve en bas à droite de l'affiche.
Ayant réussi à me procurer une affiche imprimée, voici un gros plan du logo incriminé :
Ce logo arbore toutes les caractéristiques du logo Illuminati (je leur met une majuscule parce que s'ils existent, je ne voudrais pas les vexer): pyramide dont la tête est déconnectée de la base, présence d'un oeil, rayonnement, et la mention "Zombie Illuminati Seal of approval" (ce qui peut être traduit comme Sceau d'approbation des zombies Illuminatis), suivis de "Cerebellum Manducare" (En latin: Manger Cerveau).
Là ou l'affaire devient troublante, c'est que ce logo, contrairement à tous les autres présents sur l'affiche et qui sont ceux d'assos, de sites ou d'un groupe de musique) ne correspond à aucune entité répertoriée. Les recherches "Cerebellum Manducare" ne donnent rien de concluant (si ce n'est leur traduction), quant à "Zombie Illuminati", cela débouche sur quelques sites conspirationnistes parlant d'un plan de contamination zombie de la part des Illuminatis.
La preuve est que ce groupe Illuminati est l'un des plus discrets qui soient, et, si les plans de zombifications présumés sont avérés, des plus dangereux. Peut-être même ont-ils mis la main sur du trioxin 245?
En communication, les logos en bas des affiches (et flyers, etc...) sont là pour créditer les partenaires officiels d'un évènement. Les Illuminatis ont jusqu'ici toujours camouflés leurs signes de reconnaissance. Jamais les Illuminatis s'étaient revendiqués partenaires officiels d'un évènement, quel qu'il soit. C'est d'autant plus troublant que la Zombie Walk Paris a lieu quelques mois avant la supposée apocalypse du 21 décembre 2012, et qu'elle a pour thème la fin du monde.
Alors la Zombie Walk est-elle un tentacule de la pieuvre Illuminati? Une société secrète a-t-elle prévu d'utiliser cet évènement d'une manière où d'une autre? Le Nouvel Ordre mondial sera-t-il Zombie?
Au vu de ces éléments, je crois qu'il est raisonnable de penser que oui.
La zombie Walk Paris 2012 a bénéficié du plan com' le plus audacieux jamais crée pour un évènement de ce genre, grâce à son graphiste/vidéaste illuminati secret qui oeuvre dans l'ombre (c'est moi). Des images exclusives de George Romero, soigneusement détournées avec amour:
Amis des zombies parisiens, il est temps de sortir de vos tombes! La fin du monde aura bien lieu en 2012, elle aura même quelques mois d'avance!
La Zombie Walk Paris revient, ce 13 octobre pour une marche apocalyptique et déjantée. Le rassemblement aura lieu devant le 19, avenue Victoria, à partir de 14h00. Le départ de la marche est prévu vers 15h30. Inscriptions Facebook
L'an dernier, ce sont environ 2000 zombies qui ont répondu à l'appel. Cette année, répondront présent la Fanfare des Frêres Zeugma, et une After Party aura lieu au Hulla Oups de 19h00 à 2h00.
La quatrième zombie Walk de la capitale se tiendra le 23 octobre, à son emplacement désormais habituel (en bas de la rue saint martin en face de la tour saint Jacques), près de Chatelet les Halles. Environ 2000 personnes sont attendues cette année, selon les orgas - et le groupe Facebook ici : Event Facebook
Comme il est désormais de coutume, lesFrères Zeugmaferont l'animation musicale, accompagnés cette année de Olaf Hunden guest star, dont le dernier clip, Rock'n'beat, est à réveiller les morts !
Et également des stands de maquillage gratuits, un concours photo qui vous permettra d'être le Zombie de l'affiche 2012, et tout plein d'autres surprises!
Il ne tient plus qu'à vous de venir grossir leurs rangs !
A l'heure de Fukushima, à l'heure ou on enterre le bilan santé de Tchernobyl, à l'heure ou même les centrales françaises explosent (mais sans gravité selon les Illuminati autorités, ce qui nous rassure, n'est-ce pas?). Bref, le nucléaire, c'est l'actu du moment.
Cette vidéo a été concoctée pour participer a Panic! Reverse, un concours de courts métrages / Bandes annonces dont le concept est de partir de l'affiche pour créer le film. celui-ci a été inspiré de celle de Stephane Hirlemann :
Les autres vidéos participantes aux concours sont visibles ici : http://www.dailymotion.com/contest/panicreverse
Je vous encourage à aller y jeter un œil, y'a du lourd !
Hier soir, j’ai vu Rampage, le dernier Uwe Boll. En fait, vu le rythme auquel tourne le bonhomme, je sais pas si c’est le dernier, je m’en fous. Uwe Boll – je résume pour les incultes et pour les profs de math - est connu pour ses adaptations calamiteuses d’un tas de jeux vidéo, comme House Of the Dead, FarCry, Alone In the Dark ou dieu sait quoi encore. Personnage haut en couleur, truculent, donc attachant, finalement, on l’aime bien le bonhomme, à nous fournir en nanars frais shootés avec des budgets dérisoires, tout en pourrissant des licences juteuses à l’instar d’un Paul Anderson, qui fait la même chose, mais avec plus d’argent.
Ces derniers temps, Uwe Boll , qu’il était de bon ton de détester, avait tout de même fini par gagner un succès d’estime, d’une part parce que son film Postal était beaucoup moins désastreux que les précédents (c’est-à-dire qu’il y a deux scènes sympa), et d’autre part, parce que, ancien boxeur, il a littéralement cassé la gueule a ses détracteurs sur un ring, ce qui, il faut l’admettre, force le respect de l’intelligentsia maigrichonne, habituellement peu portée sur la self-defense. Ainsi, il ne faut plus dire de mal de Uwe Boll, sinon, on se prend un pain, donc Rampage est un coup de maître:
« le sieur Boll nous délivre une véritable petite bombe avec de bons acteurs, une réalisation parfaitement maîtrisée et un côté nihiliste complètement assumé. » (OhMyGore)
« RAMPAGE est du vrai cinéma, qui entremêle message et divertissement, sous une forme radicale qui en fait tout son sel. » (sueursfroides.fr)
« On pense à Elephant de Gus Van Sant bien sûr » (ecranbis.com)
C’est bien alors.
Mais ça parle de quoi, Rampage ? C’est l’histoire d’un mec qui se fabrique une combinaison intégrale en kevlar en une soirée, qui trouve deux uzis dans sa cave et qui dispose on sait pas trop pourquoi d’assez de munitions pour dézinguer la moitié de sa ville en ne rechargeant qu’une fois, Histoire croisée ave celle d’un cadreur qui fait des crises d’épilepsie à chaque plan. Au bout de 40 minutes, c’est également l’histoire d’un spectateur dont les yeux saignent et qui se demande pourquoi le film n’est pas encore fini.
C’est pas bien alors.
Bah en fait, c’est rien. On s’attend à un nanar fendard, et on se retrouve devant un truc qui ne raconte rien en servant un discours « nihiliste » que même un ado gothique n’oserait pas servir. Ca se prend au sérieux. Ca ne devrait pas.
Rampage, c’est plat, comme un fax de Jane Birkin, et aussi subversif que la nouvelle recette de Mamie Nova.
J'écris ce billet la tête dans le cul, au réveil de la géniale nuit Drive-in qui a eu lieu hier soir à l'Absurde Séance Paris, lors de laquelle fut projeté en avant-première mondiale française de Machete.
Après une première salve de bande-annonce, dont le Handicop que j'ai réalisé pour l'occasion, et que je ne résiste pas à vous livrer la:
Passe ensuite le premier film de la soirée: Sleepaway Camp 2 (distribué chez OhMyGore). Dans une ambiance survoltée, très BIFF, on regarde des ados se faire buter les uns après les autres dans un slasher old school, drôle, et jouissif, avant de passer au clou de la soirée (après une autre salve de bandes-annonces et une présentation musclée) :
Machete
Bon, alors, pour faire court, Machete nous sert ce qu'il nous avait promis. Un vrai bon Grindhouse, friqué un peu tout de même, avec des tas de scènes cultes, des gros flingues, des machettes, des armes blanches, une débroussailleuse, des pépées torse poil, des explosions en pagaille, et des mexicains. Bref, une belle petite tuerie jouissive que je vous conseille vivement si vous aimez le cinéma de genre. Alors oui, on peut lui trouver quelques défauts si on est tatillons, mais je ne vais pas écrire la-dessus, car Machete don't text.
4h30 du matin. Nous découvrons le film surprise avec une petite pointe d'appréhension lorsqu'on nous annonce qu'il s'agit d'un film d'animation Argentin, en avant-première également. Boogie, que ça s'appelle. Début du film: le héros, une grosse brute misogyne propose 30 dollars à un gosse à la rue pour défoncer une porte. Derrière la porte, une trentaine de maffieux armés jusqu'au dents. Le gosse n'aura pas le temps de comprendre. Énorme, me voilà rassuré, et ce film, bourré de phrases cultes (c'est toujours pareil avec les réacs, ils n'ont pas compris que depuis que la poudre a été inventée, les arts martiaux sont devenus obsolètes) a vraiment été la grosse découverte de la soirée.
Si les cerveaux bien-pensants peuvent commencer à avoir peur, les geeks, bisseux et autres amateurs d'évènements décalés peuvent d'ores et déjà réserver leur weekend! Car c'est désormais officiel, la troisième édition de la Zombie Walk Parisienne aura bien lieu le 16 octobre!
Toujours à l'initiative des associations La Mare aux diables et Les Idées du Garage, rejoints cette années parParis-zombie et Tuez les tous, les zombies se rassembleront à nouveau pour déferler sur les rues de la capitale pour une troisième marche qui s'annonce encore plus gigantesque. Les informations seront données au fur et à mesure de leur confirmation sur le groupe Facebook.
L'an dernier, c'était près de 700 participants qui avaient ainsi défilé, accompagnés d'une fanfare. Cette année, tout un tas de surprises sont prévues, pour une marche encore plus sanglante, encore plus gore, et toujours plus fun! Je vous laisse donc avec une vidéo de l'édition 2009, en guise de mise en bouche.
La bande-annonce de Tron 2 est désormais en ligne. Le film sortira le 17 décembre 2010 et sera produit par Disney:
On n'y apprends pas grand-chose, si ce n'est que ça va être très beau, et, comme le veut la mode du moment, en 3D. L'univers de Tron semble respecté, mis au gout du jour avec une réalisation tape-à-l'oeil comme l'exige toute production SF actuelle avec un budget supérieur au PIB de l'Inde. Bref, un cahier des charges suffisamment rempli, surfant sur la mouvance retro-gaming de trentenaires avides d'oublier leur age, pour remplir les salles d'un public nostalgeek peu regardant.
Cependant, là ou Tron premier du nom était révolutionnaire à son époque, tant au niveau technique que scénaristique, il semble qu'il va falloir se contenter d'un spinn-off fade et sans saveur, aux accents paternalistes Star-Warsiens, avec très probablement la fameuse "touche Disney" qui vise à nous rendre toute histoire la plus universelle possible, tuant de fait dans l'oeuf la moindre velléité de subversivité.
Pour l'originalité, on repassera. Mais comme il y aura les belles motos futuristes en 3D, ça fera salle comble, à n'en pas douter.
L'adaptation cinématographique du roman World War Z de Max Brooks devrait sortir en salle à l'été 2012, soit un peu avant la fin du monde. Les droits ont été rachetés en 2007 par Plan B, la société de production de Brad Pitt (qui a également mis la main sur les droits du Guide de survie en territoire zombie, et de Attaques répertoriées, du même auteur).
Max Brooks a révélé plusieurs informations concernant cette adaptation lors d'une interview à la ComicCon de San Diego. Le script, initialement écrit par J. Michael Straczynski (Babylon 5), puis réécrit par Matthew Michael Carnahan. Il serait réalisé par Marc Forster (Quantum of Solace)
Brad Pitt y tiendrait le rôle principal, à savoir un journaliste recueillant les témoignages de survivants dans un monde post-apocalyptique.
Ce qui est intéressant, avec le travail de Max Brooks, c'est qu'il reprend dans ses nouvelles beaucoup des fondamentaux zombies posés par Georges A. Romero: des créatures lentes, incroyablement stupides, et qui ne peuvent être détruites qu'en leur faisant sauter la cervelle. Traité d'une manière réaliste et cohérentes (par exemple les machettes, silencieuses, solides et n'ayant pas besoin de munition, pour Max Brooks, sont des armes plus efficaces que les armes à feu). Reste à voir ce que Hollywood en fera...
Si vous lisez ces mots, c'est que vous savez déjà lire. C'est un bon début.
Mais franchement, rappelez-vous, quand vous étiez tout gosse et que votre maitresse acariâtre vous rentrait l'alphabet dans le crâne à grands coups de bons points. Souvenez-vous de vos parents vous lisant des abécédaires tous plus mièvres les uns que les autres.
Rien d'épique dans tout ça, aucune passion, juste une mécanique d'apprentissage bien rodée. Heureusement Aujourd'hui, apprendre son alphabet est devenu une activité épique et passionnante grâce à Neill Cameron son abécédaire novateur.
Jamais abécédaire n'aura été si épique, si geek, si passionnant, si... Mais pourquoi utiliser tant de mots alors qu'une image parle tant?
Pour rester en accord avec le theme de ce blog, voyons voir ce que donne la lettre Z:
Les 25 autres lettres de l'alphabet sont visibles sur le compte Flickr de Neil Cameron:
C'est un poulpe? C'est un requin? Non, c'est un Sharktopus! Une nouvelle espèce de truc super-dangereux auquel il faudra faire gaffe sur les plages cet été, entre les piranhaset les barracudas.
Le Sharktopus est, comme son nom l'indique, une créature mi-poulpe, mi-requin, se nourrit principalement de bimbos en bikini, est développé par les Navy qui voient en lui une arme surpuissante, est produit par Roger Corman, et fera l'objet d'un téléfilm diffusé sur SyFy dans l'année.
Je sens les fans de nanars aux abois... Le trailer fait déjà très fort, avec sa créature en images de synthèse moches, et sa musique ringarde. Un futur film culte, assurément.
Les mods de Petits Poneys sont monnaies courantes sur internet. Parce que partout on trouve des types assez dingues pour passer des heures à customiser leurs poneys, parce que ces types-là, en plus d'être fous, sont des geeks bisseux à souhait, voici quelques-un des Mon Petit Poney les plus BIS (et plus encore en suivant les liens!)
Freddy Pony, Zombie Pony et Cenobite Pony par HorrorPony
Predator Pony, Chewbacca Pony, Godzilla Pony, Chulhu Pony, Bride Pony, Alien Pony, Angel of Death Pony, Han Solo in Carbonite Pony par Spipo.
On n'a jamais encore vu de Dalek aussi fragile. Un boulot de dingue pour un truc qui risque de vouloir vous exterminer pour un oui, pour un non. Le Docteur ne vas pas être content.
Il est dans toute discussion de passionnés un point ou l’interêt atteint son paroxysme, suivi immédiatement d’une sorte de waterloo faisant perdre tout son interêt à la discussion par un excès de détails n’interessant que des nerds irrécupérables. C’est le point de non-retour.
Comme ma phrase précédente n’était pas claire, prenons un exemple:
Admettons que vous parliez à une personne (je prends le parti que vous adressiez parfois la paroles à des gens, audace que, personellement, je ne me permets plus par manque d’interêt envers la populasse qui me répugne). Bref, au cours de cette discussion, vous découvrez que vous partagez la même passion pour un sujet commun. Par exemple, les super-héros. Vous devisez tranquillement pour établir une bonne fois pour toute qui est le plus fort entre Hulk et The Sentinel lorsque soudain votre interlocuteur vous lance : “ah oui, mais tu te souviens, dans le numero 4 version collector de Marvel contre les gangbang zombies, lorsque Galactus active la pierre du chaos et qu’il crée un champs de force pour faire disparaître Thanos dans les limbes astrales, en fait, c’est parce que l’imprimeur avait un panaris et qu’il a du avancer la mise sous presse de trois jours, c’est pour ça que Malicia est mal déssinée à la page 24”. Vous ne pouvez rien ajoutez à ça. Vous ne souhaitez rien ajouter à ça. Vous vous faites subitement chier. Votre interlocuteur vient de franchir le point de non-retour.
(Ce n’était qu’un exemple. Chez les personnes saines, le point de non-retour est atteint à l’instant où votre interlocuteur vous dit qu’il aime les super-héros).
Sautons donc du coq à l’âne, pour parler du sujet qui nous interesse (non, pas la zoophilie), et qui vous permettra, à vous aussi, de franchir le point de non-retour et de pourrir vos soirées films en famille ou, à supposer que vous en ayez encore, entre amis (ce qui ne devrait plus durer longtemps après ça).
Dans tout film, des gens meurent. Souvent, ce faisant, ils crient. Il vous suffit alors de vous écrier, dès que vous le reconnaitrez :
“IL A POUSSÉ LE CRI DE WILHELM !”.
Pour reconnaitre le cri de Wilhelm, c’est très simple, d’ailleurs vous l’avez déjà entendu des centaines de fois. Ça donne quelque chose comme ça : Wahiiiiaaaaargh!
Bien sûr, devant le regard incrédule de vos convives, vous pourrez alors raconter la formidable histoire de ce cri, poussé pour la première fois dans le film Distant Drums en 1951, alors qu’un homme se fait boulotter par des aligators. Il doit cependant son nom au personnage de Wilhelm dans Charge at the Feather River en 1953, qui le pousse au moment ou un indien facétieux lui transperce la jambe d’une flèche. Il est ensuite utilisé sporadiquement dans divers films, jusqu’en 1977, ou les monteurs de Georges Lucas l’utilisent dans Star Wars et décident de l’incorporer à chacun de leur films. C’est le début d’une la plus enormes private jokes de monteurs: libre de droits, le cri de Wilhelm est présent dans plus de 150 films de tous horizons, et continue d’être utilisé régulièrement. Indiana Jones, Star Wars, L’arme Fatale, le Seigneur des anneaux. Tous contiennent le cri de Wilhelm. Si vous êtes gamers, sachez que ce cri s’attaque désormais au jeux vidéos, puisqu’on le retrouve aussi dans Metal Gear Solid 4, GTA 4 ou les God Of War.
Maintenant que vous savez ça, plus jamais vous ne regarderez un film de la même oreille. Reperer un cri de Wilhelm est un petit moment de jouissance bisseuse, et en parler à ses amis vous permettra de montrer à quel point votre passion est chiante, pointilleuse et jusqu’au boutiste. Vous venez de passer le point de non-retour.