dimanche 31 octobre 2010

Un flic Handicapé à l'avant-première de Machete

J'écris ce billet la tête dans le cul, au réveil de la géniale nuit Drive-in qui a eu lieu hier soir à l'Absurde Séance Paris, lors de laquelle fut projeté en avant-première mondiale française de Machete.

Après une première salve de bande-annonce, dont le Handicop que j'ai réalisé pour l'occasion, et que je ne résiste pas à vous livrer la:



HandiCop from Andy Jarrige on Vimeo.


Passe ensuite le premier film de la soirée: Sleepaway Camp 2 (distribué chez OhMyGore). Dans une ambiance survoltée, très BIFF, on regarde des ados se faire buter les uns après les autres dans un slasher old school, drôle, et jouissif, avant de passer au clou de la soirée (après une autre salve de bandes-annonces et une présentation musclée) :

Machete

Bon, alors, pour faire court, Machete nous sert ce qu'il nous avait promis. Un vrai bon Grindhouse, friqué un peu tout de même, avec des tas de scènes cultes, des gros flingues, des machettes, des armes blanches, une débroussailleuse, des pépées torse poil, des explosions en pagaille, et des mexicains. Bref, une belle petite tuerie jouissive que je vous conseille vivement si vous aimez le cinéma de genre. Alors oui, on peut lui trouver quelques défauts si on est tatillons, mais je ne vais pas écrire la-dessus, car Machete don't text.

4h30 du matin. Nous découvrons le film surprise avec une petite pointe d'appréhension lorsqu'on nous annonce qu'il s'agit d'un film d'animation Argentin, en avant-première également. Boogie, que ça s'appelle. Début du film: le héros, une grosse brute misogyne propose 30 dollars à un gosse à la rue pour défoncer une porte. Derrière la porte, une trentaine de maffieux armés jusqu'au dents. Le gosse n'aura pas le temps de comprendre. Énorme, me voilà rassuré, et ce film, bourré de phrases cultes (c'est toujours pareil avec les réacs, ils n'ont pas compris que depuis que la poudre a été inventée, les arts martiaux sont devenus obsolètes) a vraiment été la grosse découverte de la soirée.


BOOGIE EL ACEITOSO TRAILER 01 VOSTAN
envoyé par Mister3ZE. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

jeudi 2 septembre 2010

La Zombie Walk Parisienne 2010 aura lieu! Tremblez, cerveaux!

Si les cerveaux bien-pensants peuvent commencer à avoir peur, les geeks, bisseux et autres amateurs d'évènements décalés peuvent d'ores et déjà réserver leur weekend! Car c'est désormais officiel, la troisième édition de la Zombie Walk Parisienne aura bien lieu le 16 octobre!


Toujours à l'initiative des associations La Mare aux diables et Les Idées du Garage, rejoints cette années par Paris-zombie et Tuez les tous, les zombies se rassembleront à nouveau pour déferler sur les rues de la capitale pour une troisième marche qui s'annonce encore plus gigantesque. Les informations seront données au fur et à mesure de leur confirmation sur le groupe Facebook.

L'an dernier, c'était près de 700 participants qui avaient ainsi défilé, accompagnés d'une fanfare. Cette année, tout un tas de surprises sont prévues, pour une marche encore plus sanglante, encore plus gore, et toujours plus fun! Je vous laisse donc avec une vidéo de l'édition 2009, en guise de mise en bouche.


Zombie Walk Paris 2009
envoyé par Sysken. - Futurs lauréats du Sundance.

samedi 24 juillet 2010

TRON 2 : Legacy - Claque graphique et déception annoncée

La bande-annonce de Tron 2 est désormais en ligne. Le film sortira le 17 décembre 2010 et sera produit par Disney:



On n'y apprends pas grand-chose, si ce n'est que ça va être très beau, et, comme le veut la mode du moment, en 3D. L'univers de Tron semble respecté, mis au gout du jour avec une réalisation tape-à-l'oeil comme l'exige toute production SF actuelle avec un budget supérieur au PIB de l'Inde. Bref, un cahier des charges suffisamment rempli, surfant sur la mouvance retro-gaming de trentenaires avides d'oublier leur age, pour remplir les salles d'un public nostalgeek peu regardant.

Cependant, là ou Tron premier du nom était révolutionnaire à son époque, tant au niveau technique que scénaristique, il semble qu'il va falloir se contenter d'un spinn-off fade et sans saveur, aux accents paternalistes Star-Warsiens, avec très probablement la fameuse "touche Disney" qui vise à nous rendre toute histoire la plus universelle possible, tuant de fait dans l'oeuf la moindre velléité de subversivité.

Pour l'originalité, on repassera. Mais comme il y aura les belles motos futuristes en 3D, ça fera salle comble, à n'en pas douter.

vendredi 23 juillet 2010

Brad Pitt dans un film de Zombie

L'adaptation cinématographique du roman World War Z de Max Brooks devrait sortir en salle à l'été 2012, soit un peu avant la fin du monde. Les droits ont été rachetés en 2007 par Plan B, la société de production de Brad Pitt (qui a également mis la main sur les droits du Guide de survie en territoire zombie, et de Attaques répertoriées, du même auteur).

Max Brooks a révélé plusieurs informations concernant cette adaptation lors d'une interview à la ComicCon de San Diego. Le script, initialement écrit par J. Michael Straczynski (Babylon 5), puis réécrit par Matthew Michael Carnahan. Il serait réalisé par Marc Forster (Quantum of Solace)

Brad Pitt y tiendrait le rôle principal, à savoir un journaliste recueillant les témoignages de survivants dans un monde post-apocalyptique.

Ce qui est intéressant, avec le travail de Max Brooks, c'est qu'il reprend dans ses nouvelles beaucoup des fondamentaux zombies posés par Georges A. Romero: des créatures lentes, incroyablement stupides, et qui ne peuvent être détruites qu'en leur faisant sauter la cervelle. Traité d'une manière réaliste et cohérentes (par exemple les machettes, silencieuses, solides et n'ayant pas besoin de munition, pour Max Brooks, sont des armes plus efficaces que les armes à feu). Reste à voir ce que Hollywood en fera...

La machette: une valeur sûre.

jeudi 22 juillet 2010

26 raisons geek d'apprendre à lire

Si vous lisez ces mots, c'est que vous savez déjà lire. C'est un bon début.
Mais franchement, rappelez-vous, quand vous étiez tout gosse et que votre maitresse acariâtre vous rentrait l'alphabet dans le crâne à grands coups de bons points. Souvenez-vous de vos parents vous lisant des abécédaires tous plus mièvres les uns que les autres.

Rien d'épique dans tout ça, aucune passion, juste une mécanique d'apprentissage bien rodée. Heureusement Aujourd'hui, apprendre son alphabet est devenu une activité épique et passionnante grâce à Neill Cameron son abécédaire novateur.

Jamais abécédaire n'aura été si épique, si geek, si passionnant, si... Mais pourquoi utiliser tant de mots alors qu'une image parle tant?

Pour rester en accord avec le theme de ce blog, voyons voir ce que donne la lettre Z:


Les 25 autres lettres de l'alphabet sont visibles sur le compte Flickr de Neil Cameron:

[Neill Camreon's A-Z of Awesomeness]

mardi 20 juillet 2010

Une nouvelle espèce découverte en mer


C'est un poulpe? C'est un requin? Non, c'est un Sharktopus! Une nouvelle espèce de truc super-dangereux auquel il faudra faire gaffe sur les plages cet été, entre les piranhas et les barracudas.

Le Sharktopus est, comme son nom l'indique, une créature mi-poulpe, mi-requin, se nourrit principalement de bimbos en bikini, est développé par les Navy qui voient en lui une arme surpuissante, est produit par Roger Corman, et fera l'objet d'un téléfilm diffusé sur SyFy dans l'année.

Je sens les fans de nanars aux abois... Le trailer fait déjà très fort, avec sa créature en images de synthèse moches, et sa musique ringarde. Un futur film culte, assurément.

lundi 19 juillet 2010

Mon Petit Poney Z : les plus belles mods cinema BIS

Les mods de Petits Poneys sont monnaies courantes sur internet. Parce que partout on trouve des types assez dingues pour passer des heures à customiser leurs poneys, parce que ces types-là, en plus d'être fous, sont des geeks bisseux à souhait, voici quelques-un des Mon Petit Poney les plus BIS (et plus encore en suivant les liens!)

Freddy Pony, Zombie Pony et Cenobite Pony par HorrorPony



Predator Pony, Chewbacca Pony, Godzilla Pony, Chulhu Pony, Bride Pony, Alien Pony, Angel of Death Pony, Han Solo in Carbonite Pony par Spipo.

samedi 17 juillet 2010

L'oeuf de Dalek : exterminez-les si vous ne voulez pas être envahis!


On n'a jamais encore vu de Dalek aussi fragile. Un boulot de dingue pour un truc qui risque de vouloir vous exterminer pour un oui, pour un non. Le Docteur ne vas pas être content.

Toutes les étapes de fabrication ICI

[Dalek Egg by PugnoM]

vendredi 16 juillet 2010

Cri de Wilhelm: passez le point de non-retour entre amis


 Il est dans toute discussion de passionnés un point ou l’interêt atteint son paroxysme, suivi immédiatement d’une sorte de waterloo faisant perdre tout son interêt à la discussion par un excès de détails n’interessant que des nerds irrécupérables. C’est le point de non-retour.

Comme ma phrase précédente n’était pas claire, prenons un exemple:
Admettons que vous parliez à une personne (je prends le parti que vous adressiez parfois la paroles à des gens, audace que, personellement, je ne me permets plus par manque d’interêt envers la populasse qui me répugne). Bref, au cours de cette discussion, vous découvrez que vous partagez la même passion pour un sujet commun. Par exemple, les super-héros. Vous devisez tranquillement pour établir une bonne fois pour toute qui est le plus fort entre Hulk et The Sentinel lorsque soudain votre interlocuteur vous lance : “ah oui, mais tu te souviens, dans le numero 4 version collector de Marvel contre les gangbang zombies, lorsque Galactus active la pierre du chaos et qu’il crée un champs de force pour faire disparaître Thanos dans les limbes astrales, en fait, c’est parce que l’imprimeur avait un panaris et qu’il a du avancer la mise sous presse de trois jours, c’est pour ça que Malicia est mal déssinée à la page 24”. Vous ne pouvez rien ajoutez à ça. Vous ne souhaitez rien ajouter à ça. Vous vous faites subitement chier. Votre interlocuteur vient de franchir le point de non-retour.

(Ce n’était qu’un exemple. Chez les personnes saines, le point de non-retour est atteint à l’instant où votre interlocuteur vous dit qu’il aime les super-héros).

Sautons donc du coq à l’âne, pour parler du sujet qui nous interesse (non, pas la zoophilie), et qui vous permettra, à vous aussi, de franchir le point de non-retour et de pourrir vos soirées films en famille ou, à supposer que vous en ayez encore, entre amis (ce qui ne devrait plus durer longtemps après ça).

Dans tout film, des gens meurent. Souvent, ce faisant, ils crient. Il vous suffit alors de vous écrier, dès que vous le reconnaitrez :

“IL A POUSSÉ LE CRI DE WILHELM !”.

Pour reconnaitre le cri de Wilhelm, c’est très simple, d’ailleurs vous l’avez déjà entendu des centaines de fois. Ça donne quelque chose comme ça : Wahiiiiaaaaargh!


Bien sûr, devant le regard incrédule de vos convives, vous pourrez alors raconter la formidable histoire de ce cri, poussé pour la première fois dans le film Distant Drums en 1951, alors qu’un homme se fait boulotter par des aligators. Il doit cependant son nom au personnage de Wilhelm dans Charge at the Feather River en 1953, qui le pousse au moment ou un indien facétieux lui transperce la jambe d’une flèche. Il est ensuite utilisé sporadiquement dans divers films, jusqu’en 1977, ou les monteurs de Georges Lucas l’utilisent dans Star Wars et décident de l’incorporer à chacun de leur films. C’est le début d’une la plus enormes private jokes de monteurs: libre de droits, le cri de Wilhelm est présent dans plus de 150 films de tous horizons, et continue d’être utilisé régulièrement. Indiana Jones, Star Wars, L’arme Fatale, le Seigneur des anneaux. Tous contiennent le cri de Wilhelm. Si vous êtes gamers, sachez que ce cri s’attaque désormais au jeux vidéos, puisqu’on le retrouve aussi dans Metal Gear Solid 4, GTA 4 ou les God Of War.



Maintenant que vous savez ça, plus jamais vous ne regarderez un film de la même oreille. Reperer un cri de Wilhelm est un petit moment de jouissance bisseuse, et en parler à ses amis vous permettra de montrer à quel point votre passion est chiante, pointilleuse et jusqu’au boutiste. Vous venez de passer le point de non-retour.

Félicitations

jeudi 15 juillet 2010

Le nouveau clip d'Iron Maiden : the Final Frontier

Iron Maiden sortira le 16 aout prochain un nouvel album intitulé The Final Frontier.  

Et là, vous vous dites : c'est pas dans ma ligne éditoriale. Eh bien si.

Ils viennent de diffuser le clip du morceau éponyme, et force est d'avouer que l'ambiance est SF à fond, avec son Eddie-Alien, ces batailles dans des ceintures d'astéroïdes, et ses histoires de clés et de reliques... Ca me rappelle quelque chose... Eh oui, il y a clairement un hommage au comics culte de SF des 80's: Metal Hurlant (décliné ensuite en Heavy Metal outre-manche pour aboutir sur deux films d'animation, cultes également). 

Je vous laisse regarder :


The Final Frontier - Director's Cut

Iron Maiden | Clips vidéo MySpace


[The Final Frontier de Iron Maiden]

Les trois plus belles fins du monde du XXe siècle.

La prochaine fin du monde est prévue pour le 21 décembre 2012. C'est un phénomène assez rare, puisqu'il ne se produit toujours que dans un avenir plus ou moins proche, mais jamais trop loin quand même.

La fin du monde est événement majeur, comme la coupe, du monde également, avec laquelle elle partage ce petit coté "bordel international mâtiné de prédictions par Paul le Poulpe".

Pour fêter ça, voici un résumé des 3 plus belles fin du monde du XXeme siecle.


3 • L'éclipse du 11 août 1999
Une très belle réussite pour cette Fin du Monde, pour un événement à l'initiative d'un seul homme : Paco Rabanne, il est vrai secondé par un des plus grands pourvoyeurs de fins du monde de l'histoire: Notradamus sur qui s'appuyait le chafouin créateur de mode.

La cloche de l'apocalypse

La réussite de cette fin du monde tient à deux équations,
• la première est une fantastique démonstration de numérologie (l'interview intégrale de Paco ici)
• La seconde équation est : Annonce de la fin du monde + Homme célèbre + Médias = LA FIN DU MONDE!

Alors, certes, on pourra toujours rétorquer que personne n'y a jamais cru, et que les gens suivaient ça avec dérision. C'est un peu vrai, mais surtout parce que finalement, la population se préparait pour une autre fin du monde toute proche et prise très au serieux :


2 • Le bug de l'an 2000 :
Celle-là, elle est géniale, tout le monde s'en souvient. On était en plein boom de l'internet, les ordinateurs et les modems rentraient dans tous les foyers, on prenait mesure du fait que l'informatique nous était devenue indispensable.
Et là, patatras, on annonce que tous les systèmes vont planter simultanément, que les états seront sans défense, et que les ordinateurs dont les horloges se retrouveraient à zero, retourneraient à l'état sauvage et traqueront l'humanité.

Très sérieusement, on nous annonçait ce genre de choses, et on nous filait ce genre de tracts:

Quand le gouvernement y met du sien, la fin du monde prend toujours des airs de fête

Ca tenait pas debout. Mais, hop, on nous vend la disquette qui permettait de mettre à jour notre ordinateur et de sauver notre peau. 10 balles pour être sûr de pas mourrir, c'est pas cher payé.

Je sais pas vous, mais moi, je l'ai acheté, la disquette.


1• La guerre froide
Réussite ultime et pérenne. La guerre froide a duré 40 ans, grâce à une idée de génie et inédite jusqu'alors dans l'histoire des fins du monde: Là ou les illuminés donnent une date précise pour l'apocalypse (jour après lequel ils se taisent et retournent faire leur calculs), ici, tout est flou. O nous dit bien que ça va pêter, mais sans date précise. Mais quand ça va péter on aura à peine le temps de se rendre compte, tout ira très vite, ah ça, vous pouvez m'croire. Vous me reprendrez bien un de ces abris atomiques, monsieur Smith?

Faut dire, elle avait tout pour être crédible : des types qui se font batir des abris anti-atomiques, Mad Max qui sort au cinoche, des complots de communistes, des chefs d'états qui achètent des tonnes de têtes nucléaires parce que, selon eux, pour éviter la fin du monde, il faut que ce soit moins la fin du monde chez soi que chez le voisin. Une intensité rare.

Bref, pour la fin du monde 2012, j'en attends le meilleur. 
Une prédiction Maya, un sous-texte écolo qui nous rappelle les discussions rabâchées par nos mamies ("vous verrez qu'avec toutes leurs machines et toutes leurs industries, ils vont finir par nous détraquer le temps, ma bonne dame"), des illuminés qui sortent leurs preuves dans tous les coins, et après un XXe siècle dominé par les fins du mondes technologiques (bombes H, ordinateurs, satellites), un grand retour aux sources avec pour une fois, une révolte de la nature, des éléments, du surnaturel foutraque à la sauce mystico-nihiliste, il ne manque plus que des crieurs de fin du monde dans les rues pour que tout soit parfait.

mercredi 14 juillet 2010

Analyse sociologique de la production du film français

En France, on n'aime pas les films de genre. Trop risqués, trop peu rentables, pas assez "familiaux", le producteur français aime que le public s'identifie à fond aux personnages, il produit donc des films à leur image: mous et lents. Des oeuvres qui racontent le dur combat du quotidien des amours impossibles entre un ouvrier endetté et une millitante UMP au grand coeur.

En général, on place en personnage secondaire un jeune issu de l'immigration qui a des tas de problème dans sa cité mais qui est, dans le fond, un grand enfant au coeur gros comme ça. Ainsi, le film prend une dimension sociale en faisant croire qu'il a tout compris aux problèmes des banlieues tout en déballant une foulée de poncifs éculés jusqu'à la trame.

A la vision d'un film français, des questions trépidantes se posent au spectateur : Mohammed sombrera-t-il dans la drogue? Pablo parviendra-t-il à trouver une nourrice pour son gosse? Mohammed sortira-t-il de l'enfer de la drogue? Julie a-t-elle répondu à la lettre d'amour enflammée que lui a écrit Pablo (Pablo, au petit matin, prend son café d'un air morne et inquiet, et ce con de facteur qui est en retard fait durer le suspens et monter la tension tandis que, baigné dans la lumière blafarde du frigo qu'il a laissé ouvert, Pablo guette sa boite au lettre avec fébrilité sans se douter du drame qui se trame derrière lui: l'heure défile et il va arriver en retard au boulot. Il joue sa place, les enjeux sont énormes. Soudain, le facteur arrive, Pablo casse sa biscotte de stupeur, il se précipite vers la porte, mais ne reçoit qu'une facture. Ce n'est pas grave, la lettre arrivera peut-être demain : un plan-séquence de 24 minutes et une tentative pour l'acteur qui joue Pablo de palper un Cesar)? Mohammed re-sombrera-t-il dans la drogue? Julie est-elle clitoridienne?



Mais le phénomène le plus impressionnant est la mievreté ahurissante du titre du film français, par exemple:

Les destinées sentimentales
Le coeur des hommes
Je vous trouve très beau
De battre mon coeur s'est arrété
Ne le dis à personne
Je crois que je l'aime
Ensemble, c'est tout
Tellement proche
Dans tes bras


Je ne sais pas comment ils sortent ça. Ils doivent avoir un générateur aléatoire de poncifs sirupeux, ou alors il prennent des phrases au hasard dans un Harlequin, c'est pas possible autrement. Dans tous les cas, rien qu'en lisant le titre du film, on sait d'ores et déjà que rien, mais alors absolument rien, ne va en perturber le rythme ronronnant.

Bref, ces films sont avant tout un parcours initiatique, une leçon de vie, un condensé d'experience du quotidien. Et ça marche: quand on sort de la salle, on a pris dix ans.

lundi 12 juillet 2010

True Blood, Twilight: du vampire à l'huitre

Je hais les vampires

Pas tous les vampires. Les vampires modernes, particulièrement ceux de True Blood, ou ceux de Twilight (et même ceux de Anne Rice me courent un peu sur le haricot, mais moins). Pas parce que les adolescentes mouillent moins leur petite culotte devant moi que devant Robert Pattinson (ça je veux bien le comprendre, j'ai du poil au menton), mais parce que le vampire tel qu'il est dépeint aujourd'hui est une huitre.

Je m'explique.

Traditionnellement, un vampire est grosso modo un type immortel et surpuissant, mais dont les pouvoirs énormes sont contrebalancés par des limitations strictes et rédhibitoires (j'adore utiliser des mots compliqués): Ils ne peuvent pas voir la lumière du jour sous peine de cramer, pas toucher un crucifix sous peine de cramer, n'approchent pas d'ail sous peine de cramer, ne peuvent pas voir leur reflet dans un miroir sous peine de cra... ah non, pas cette fois. Voire, même, si on remonte aux origines du mythes, ils sont affublés d'une tronche hideuse.

M'en fous, même moche, j'emballe.

Aujourd'hui, les vampires qu'on nous montre n'ont plus ces défauts. Ils sortent le jour sans même cligner des yeux, vont à la messe le dimanche, ils sont beaux et attirent les gonzesses comme le sucre les mouches, il peuvent même bouffer de la nourriture humaine sans être malade (ouais, même un sandwich libanais blindé d'ail). Attention! Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne fais pas le gardien du temple: d'une part, je suis convaincu que le changement et l'évolution, ça a du bon quand ça a un sens, et d'autre part, j'adore la nourriture libanaise.

Cependant, hier comme aujourd'hui, un truc n'a pas changé: les vampires sont des êtres tourmentés, à l'âme torturée, qui se définissent eux-même comme maudits. Et ça, les mecs, c'est dû à vos défauts, hein. Etre obligés de vivre comme des hermites reclus, cachés, hais, craints, sans espoir de rédemption, et privés de Chawarma, ça, ça vous colle le cafard.

Parce que sans vos défauts, vous êtes juste des types invincibles et super-forts, je vois vraiment pas où vous trouvez matière à développer des névroses avec ça. Vous allez pas me dire qu'après 400 ans de (non-)vie terrestre à vous camoufler dans la société humaine, à fomenter des intrigues à n'en plus finir, à bouffer de la minette après avoir abusé de votre charisme et de votre prestance, une bête histoire de cul foireuse (même pas trop, en plus), vous fait flipper jusqu'au tréfonds de vos âmes?


En conséquence de quoi, je hais les vampires. Pas tous. Les vampires modernes. Ce sont des aberrations psychologiques. Comme Paris Hilton.

Et je continuerai a les hair jusqu'au jour où on nous pètera les poncifs correctement, en nous offrant des vampires souriants, joyeux, joviaux, boute-en-train, je-m'en-foutistes, et donc nécessairement hippie.

dimanche 11 juillet 2010

samedi 10 juillet 2010

Ultraman, Spectreman, mon amour.

S’il est un domaine dans lequel les craignos monsters sont une institution, c’est dans les séries japonaises de Tokusatsu ou de Sentai (qu’il ne faut surtout pas confondre sous peine de vous faire longuement expliquer la différence par un nerd boutonneux). Pour faire court, le Tokusatsu, c’est un seul type masqué gesticulant qui se bat contre des monstres, et le Sentaï c’est une équipe de types masqués gesticulants qui se battent contre des monstres. Avec une information pareille, nul doute que brillerez par votre culture lors de la prochaine soirée mondaine.

Le père fondateur de cette déviance télévisuelle, vénérable, culte, et rouge, est apparu en 1966 sur les écrans de télé japonais : Ultraman!

Ultraman fout sa branlée à Galli l'alligator.

Depuis cette époque, le succès d’Ultraman est tel qu’il sort régulièrement des suites qui sont tout aussi moches et rigolotes. Comme je n’ai jamais vu le moindre épisode d’Ultraman (mis a part une série -mal- animée quand j'étais gosse), je préfère vous parler d’un autre feuilleton à monstres qui eut l’insigne honneur d’être le premier du genre à être importé en France (et donc doublé au lance-pierre et affublé d’un générique d’une qualité rare) : Spectreman (audacieux et inflexible).

Spectreman est une métaphore de la lutte sans merci de l’homme contre la pollution (comme n’importe quel film de monstre japonais). Dit comme ça, ça a l’air chiant, mais en fait, non: des extraterrestres, mené par le docteur Gori (un rescapé de la planète des singes affublé d’une infâme tignasse blonde), utilisent la pollution pour créer des monstres super-moches et asservir l’humanité qui serait mal barrée si Spectreman (mystérieux et invincible) ne s’interposait à chaque fois armé de sa crête gicleuse et de ses shurikens en carton multicolores.

L’avantage qu’a Spectreman (plus rapide qu’un missile) sur les séries concurrentes, c’est un budget ultra-fauché à faire passer Leguman pour une production hollywoodienne.


Spectreman contre Bob le Homard.

Générique français bien de chez nous :



Et puis il y a aussi Le générique original d’une splendeur hors du commun et dont l'air reste bien ancré dans le cerveau. Et à l'époque, "seriously japan, WTF", ça ne se disait pas.

Et enfin, en dernier lien, le tout début de cette fabuleuse série, un grand moment de doublage nanar, pour que vous aussi, vous vous posiez la question: Georges connait-il la vérité?

Spectreman est un peu le papy gâteux de toute une génération de séries qui ont contribué à la grandeur du Japon à travers le monde, grâce à une galerie de Craignos Monsters à ce jour inégalée (bien que la compétition soit rude avec les films de catcheurs mexicains).  C’est un peu grâce à lui que nous avons frémi devant Bioman, X-Or et SanKuKai quand nous n’étions que des infâmes chiards.

Merci, Spectreman.

[Ultraman de Eiji Tsuburaya]
[Spectreman de Ushio Shoji]

vendredi 9 juillet 2010

Toxic avenger 5, la première photo.

Toxic Avenger 5 : Toxin Twins est prévu pour 2011 et sera réalisé par Lloyd Kaufman. Mais depuis cette déclaration, hormis une ou deux affiches qu'on a pu voir trainer sur le net, pas grand-chose...

Et puis hier, il y a eu cette photo, postée sur Twitpic par Lloyd Kaufman lui-même, qui serait celle du masque non finalisé de Toxie dans l'épisode 5:

- Dis, papy, pourquoi il est tout tordu ton oeil?
- Tais-toi et mange ton uranium.

Toxie y semble clairement plus vieux que dans les épisodes précédents, ce qui correspond parfaitement avec le discours de Lloyd en aout 2008:

"Contrairement à Superman qui n'a jamais l'air de vieillir, Toxie prends de l'age avec chaque film. Dans les Toxic Avenger 2 à 4, il s'est marié et a eu des enfants. Maintenant il va devoir gérer la ménopause de sa femme, ses problèmes érectiles - qui dans son cas se manifeste par une érection constante - et son fils rebelle. Nous allons vers une nouvelle génération, comme Star Trek. Nous verrons un peu les enfants de Toxie en maternelle, puis à l'adolescence. Le fils est rebelles, tandis que la fille est ultra-politiquement correcte. Nous la verrons à sa puberté, ce qui devrait être le cycle menstruel le plus coloré jamais filmé. Nous voulons nous focaliser sur la relation père/fils, et le conflit générationnel. Il il a aussi un méchant qui veut renommer Tromaville en Sheisseville (Merdeville en allemand), et FANGORIA ainsi que d'autres médias indépendants y représenté." (source IMDB, la traduction est de moi)


[Photo originelle sur Twitpics]

jeudi 8 juillet 2010

La France a déjà produit un film sur les Schtroumpfs: Presque des Hommes

Non, franchement, le film sur les Schtroumpfs, on a déjà fait ça en France. Et le spectacle est bien plus réjouissant que la soupe qu'on va nous servir l'été prochain. Un court-métrage absolument génial de 30 minutes réalisé par Julien FOURNET en 2007.

Avec Corbier à l'affiche, et ses personnages hauts en couleurs, le film vise la partie du public du Club Dorothée qui a fini de grandir en mattant du film de genre burné sous stéroïdes.

Ils ont bien grandi, nos petits héros, foutus à la porte du pays imaginaire, enchainant boulot dégradant et fix de drogue, ils décident de frapper un grand coup, une dernière fois! Et ça va faire mal!



[Presque des hommes, de Julien Fournet]

Les Schtroumpfs, le film a 30 ans de retard.

Je hais hollywood au point de ne plus y mettre de majuscule. Trop, c'est trop.
Qu'il laissent faire des films à Michael Bay, passe encore. Toute entreprise à son quota d'handicapés.

Mais les Schtroumpfs, bordel!

Des Schtroumpfs en 3D moche, à New York, alors que tout le monde sait bien qu'ils vivent dans le "Pays Maudit", des Schtroumpfs transposés dans le monde moderne comme on délocalise des ouvriers en Pologne, c'est un coup à se retrouver avec des Johann et Pirlouit vétérans du Viet-nam et un Gargamel en patron véreux.

Ce film arrive trop vieux, gâté.
Ce n'est pas le fait qu'on réalise un film sur les schtroumpfs qui me pose un souci, c'est que le sujet permettait d'avoir un des films les plus épiques qui soient (THE MOST AWSOME EPIC MOVIE EVER). "Aux Chiottes Willow!", aurions-nous tous crié en chœur, gavés de pop-corn et d'esquimaux à l'entracte, avalés fiévreusement pendant les spots de pub d'avant la séance... Si seulement il était sorti il y a 30 ans de ça. 

Je sais pas si vous vous imaginez, mais dans les années 80 :

• L'intrigue aurait impérativement intégré le Cracoucass
Parce que le Cracoucass, c'est une sacrée créature. Les images de synthèse n'existant pas encore, un bestiau en latex et quelques animatroniques, ça a quand même plus de gueule.

• Les schtroumpfs auraient été joués par des nains en caleçon peints en bleu.
Parce qu'il n'y pas d'autre moyen. Un film avec 120 nains peinturlurés, Ca peut pas être totalement mauvais. Et puis c'est toujours plus épique n'importe quel peplum!

• Gargamel, joué par Sim.
Parce que personne d'autre n'a plus la gueule de Gargamel que Sim. Même en 1980, il avait la tronche de Gargamel.

• Sim n'était pas encore mort.
Et il aurait probablement gagné un oscar pour ce rôle.

• Il aurait contenu une scène de sexe avec la Schtroumpfette.
Ou au moins un lapdance.
- Pourquoi ils t'ont pas gardée pour le rôle?
- Je sue trop.

• La CIA aurait fait une crise en hurlant à la propagande communiste
Car les Schtroumpfs sont communistes. Surtout le grand. D'ailleurs vous ne trouvez pas qu'il ressemble à Karl Marx?




[Photo : Absolutely Blue For You] via [CyberChimps Playground]

mercredi 7 juillet 2010

[Tutoriel] écrire un scénario (2): étoffer son histoire

Lors de mon dernier tutoriel, je vous ai laissé avec un pitch, le squelette de votre histoire.
J'espère que vous avez retenu les éléments de l'acronyme POOR, car c'est encore lui qui va vous permettre de construire et de hiérarchiser votre scénario.

Piqûre de rappel : POOR =
- Protagoniste
- Objectif
- Obstacle(s)
- Résolution


Votre protagoniste a un objectif, il rencontre un obstacle et doit le résoudre. Or, un obstacle demande pour être résolu un sous-objectif, donc un nouveau sous-obstacle, et une sous-résolution.

Pour chaque obstacle de votre pitch, il faut vous poser la question : votre protagoniste est-il en mesure de le résoudre avec succès?

• Si oui, l'obstacle est passé, et le protagoniste revient à son objectif précédent.
• Si non, le protagoniste obtient un nouveau sous-objectif.

Cette hiérarchisation des objectifs et obstacles peut être schématisée sous forme de diagramme, dans lequel pour chaque obstacle, on vérifiera sa résolution. En cas de réussite, on remontera jusqu'à l'obstacle précédent, jusqu'à l'obtention de la réussite de l'objectif final.

Prenons un exemple. 
Un aventurier souhaite pénétrer dans un temple (objectif principal). Or, un gardien devant la porte lui demande le mot de passe pour entrer (obstacle).
L'aventurier doit donc découvrir le mot de passe. Son sous-objectif devient : trouver le mot de passe. Il retourne au village et rencontre un petit vieux qui a été bedeau dans ce temple, et qui connait donc le sésame. Malheureusement, il refuse de donner l'information sans être payé 1000 pièces d'or (nouveau sous-obstacle). Un nouveau sous-objectif s'ajoute donc : Trouver 1000 pièces d'or. L'aventurier volera l'argent à un marchand afin d'obtenir la précieuse information.





Vous noterez qu'il s'agit pour le moment d'une écriture très mathématique du scénario. La création d'un diagramme n'est pas obligatoire pour l'écriture (vous y passeriez un temps fou), mais elle permet de bien comprendre la hiérarchie des priorités. Ce schéma en diagramme est absolument générique, et fonctionne quel que soit le support pour lequel vous concevez une histoire, avec une nuance tout de même: l'écriture est linéaire, c'est à dire que vous concevez vous seul l'unique moyen de résoudre un conflit (le conflit est l'interaction entre un objectif et un obstacle). Dans le cas d'un jeu vidéo ou d'un livre dont vous êtes le héros, vous aurez à développer plusieurs résolutions possibles. Pour un roman ou un film, seule LA solution que vous apporterez devra être prise en compte. Il convient donc de choisir une solution crédible, en rapport avec la psychologie et les capacités de votre (vos) personnage(s) et l'univers dans lequel se déroule l'action.

Dans le cas d'un film, et selon la durée prévue, il vous sera facile de retirer des sous-objectifs pour raccourcir la durée de votre métrage, ou d'en rajouter pour la rallonger. Dans l'exemple donné, je pourrais ajouter un sous-objectif pour trouver les 1000 pièces d'or (échapper à des gardes), ou en retirer (le petit vieux pourrait donner le mot de passe sans contrepartie).

Cette modularité vous sera très utile lorsque vous développerez votre synopsis qui sera l'objet d'un prochain billet.

Les amateurs de football sont-ils des zombies?

On pourrait être tenté de répondre oui. Tenez, Rexona, par exemple, n'hésite pas à les faire passer pour des gros zomblards écervelés qui sentent fort, rien que pour nous faire tartiner les aisselles de leur produits.



Le spot est peut-être pas très original, mais au moins, il est bien fichu, et c'est tout ce qu'on lui demande. Ça nous change de la nana Narta qui sautille dans tous les coins comme une conne.

mardi 6 juillet 2010

Pervert : Sa femme le trompait avec son fils. Elle disparait.

Ayant déjà évoqué le plan nichon dans un article il y a quelques temps, je vais plutôt me concentrer sur le film qui en fait un des plus outrancier usage qu’il m’ait été donné de voir:

Pervert!

James, un masturbateur compulsif d’une vingtaine d’années et puçot de surcroît, se rend au milieu du désert, chez son père, un redneck misogyne ayant en tout et pour tout, deux passions: la copulation effrénée avec sa compagne blonde a gros seins, et la sculpture en viande. Lorsque la pulpeuse demoiselle disparait après avoir copieusement appris deux ou trois trucs au fiston, Jack ne peut s’empêcher de soupçonner son père. D’autant plus que ce dernier à déjà remplacé sa compagne par une autre tout aussi à cheval sur les bonne moeurs.

“Oups! Je me suis toute souillée, quelle maladroite je fais!”

Le film est monté comme un hommage à Russ Meyer. Je l’ai pas inventé, c’est marqué sur la jaquette du DVD. Ce qui est vrai si on considère que le meilleur de Meyer, c’est les gonzesses à poil galopant dans le désert, des gros seins, et des scènes de cul gratuites autant que ludiques. On retrouve aussi dans le film une photographie soignée, très 70’s. Mais la comparaison s’arrête là. Car Pervert! est avant tout un gros film BIS avec son lot d’effets gore et un humour potache qui n’est pas sans nous rappeler les meilleurs moments de la Sexploitation ou des Troma, et c’est pas plus mal comme ça.

Pervert! est l’exacte antithèse d’un Teeth. Là ou on ne nous motre rien de ce qu’on aimerait voir dans Teeth, on se retrouve ici devant une surenchère d’attributs mammaires, de fessiers et de petites culottes. La fausse pudibonderie est remplacée par de la fausse subversivité. On ne retrouvera pas ici non plus de discours d’arrière-plan moralisateur, le film alignant les clichés éculés (Blondes à gros seins, mysogines vulgaires, rednecks nazis) pour se concentrer sur un humour gras et salvateur.

Bande-annonce :



Vous l’aurez compris, Pervert est un film à l’image de ses personnages féminins: pas fin mais bien foutu, généreux à l’outrance, certes un peu gras,  mais tellement fun à se taper entre potes en fin de soirée!


Edit : Bordel, les petits gars d'horreur.com ont balancé le trailer de One eyed Monster! Une bite qui décime un staff de film porno! Allez voir ça ici!

lundi 5 juillet 2010

Toute la vérité sur les Ninjas!

Le passé trouble des ninjas est teinté de légendes et de mystères. Historiquement parlant, les ninjas (ou shinobi, qui signifie “celui qui est caché”), sont apparus au Japon au alentours du XIIe siècle, et étaient à la base de simples paysans ne pouvant avoir accès au rang de Samouraï qui ont développé leur propres techniques de combat. Assassin de l’ombres, à qui l’on prêtait de nombreux pouvoirs, le ninja fut popularisé dans l’imaginaire japonais par le théâtre Kabuki en l’affublant de son désormais célèbre costume noir. Pour résumer, on peut dire que l’histoire du ninja est particulièrement chiante, jusqu’à ce que le cinéma ne s’occupe d’en faire une icône glamour.


Placer sur la même jaquette les mots ninja, samouraï et terminator, c’est un talent de l’ombre.

On ne le dira jamais assez : les ninjas ont la classe. Et ça, dans les années 80, réalisateurs et producteurs l’ont bien compris, nous proposant une série de films de ninjas si complète et si fournie qu’elle finit même par diversifier le très noir et monotone costume du ninja pour nous proposer des alternatives colorées et bariolés du plus bel effet: jaune poussin, rose fushia et l’indispensable bandeau “NINJA”, s’ajoutent à l’attirail de ces fiers guerriers furtifs pour notre plus grand bonheur.  Le fin du fin, une moustache du plus bel effet parachèvera de faire du ninja le combattant le plus viril de l’histoire du cinéma.


[Royal Warriors]

Outre leur utilisation à des fins mercantiles, les réalisateurs sans scrupules nous ont aussi dévoilés quelques-uns des secrets les mieux gardés des maîtres de l’ombre, tels les fameux pouvoirs psy, leur implication dans les conspirations touchant aux plus hautes sphères de la société, le complot des doubleurs, des techniques létales inspirées par les chorégraphes de Claude François, et surtout le terrible handicap des ninjas : ils sont incapables de se déplacer en marchant normalement, mais seulement par pirouettes, roulades et autres saltos.

Regardez bien cet extrait, ça dénonce :

[Black Ninja]

Même au repos et en civil, le Ninja ne se sépare jamais de sa classe de poseur moustachu, surtout lorsqu’il s’agit d’impressionner sa gonzesse, en faisant preuve de sa maitrise et de son flegme face aux défis du quotidiens (ici représentés par des crabes).


[Ninja Terminator]

Pour conclure, on peut dire que le ninja, c’est toute la puissance de dieu concentré dans une moustache.

Y a t-il, selon vous, un problème qui ne puisse être résolu par un ninja?

A l'automne, votre poissonnier vous vendra un DVD

Parce que si comme moi, vous aimez le poisson frais, vous y apprendrez que le poisson, lui aussi, vous aime. Il y a quelques jours, je vous parlais du Barracuda, très en vogue dans les années 70, cette-fois-ci je vous parle d'un nouveau produit tout frais péché de cette année.

Car il fallait s'en douter, avec le succès annoncé du film d'Alexandre Aja, Piranha 3D, arrive une flopée de films low-budget capitalisant sur LE thème en vogue.

C'est ainsi que The Asylum, qui ont déjà commis le fantastique Mega Shark VS Giant Octopus (un film dont le nom seul est si épique qu'il en devient automatiquement indispensable dans toute mediathèque de bisseux extremiste), nous livre Mega Piranha, dont le trailer suffit à faire vibrer de bonheur les amateurs de nanars en manque de sensations nouvelles.



Y'a quand même la-dedans: des piranhas, des piranha géants, des piranhas volants, et un Marines qui kicke des piranhas.Y'a pas à dire, ils maitrisent leur sujet!

Ca sera édité en Français le 23 novembre, en DVD et Blue-Ray par Emylia (source: horreur.net)

[Mega Piranha de Eric Forsberg, The Asylum]

dimanche 4 juillet 2010

Z is (not) dead est maintenant DoFollow

Le principe du DoFollow est simple, il s'agit d'encourager l'échange et la participation sur Z is (not) dead.

Les personnes postant ici des commentaires seront récompensées par un lien vers leur site/blog en échange. Alors, bien sûr je me réserve le droit de passer à la moulinette les spammeurs compulsifs, celui qui propose à mes lecteurs d'enlarge his penis verra que chez Z is (not) dead, on en a déjà un gros.

Par contre, les commentaires sympatoches, on en veut bien. Les infos en rab sur un sujetou les bidules rigolos, aussi. Les questions pertinentes, j'en redemande (et en plus j'y réponds).

Bref, tout le monde y gagne, je vous encourage à y passer vous aussi, en suivant les conseils qu'on peut trouver ici

Pin-up : Cthulhu sucks!

Je vous avais promis de la tentacule, en voilà.


Un remake du Rêve de la Femme du Pêcheur de Hokusaï

samedi 3 juillet 2010

Total Fury, un court-metrage et un hommage à Schwarzy

Je vous avais parlé précédemment de Bagman. Et bien les petits gars de Road Kill Superstar ont récidivé en mode "maîtrise totale de leur sujet", avec ce Total Fury, un court-métrage haletant, toujours aussi fun, toujours aussi déjanté, et toujours aussi québécois.

Une jeune fille se fait enlever pour se faire torturer par des tarés portant des masque à Gaz... Problème, la jeune fille en question a passé son enfance à regarder des films d'actions d'Arnold Schwarzenneger. Et elle a appris beaucoup de choses...

Ça commence comme un torture porn, mais ça finit en... je vous laisse voir!


TOTAL FURY from RKSS.tv on Vimeo.

[Total Fury par Road Kill superstar]

La captation de l’attention du spectateur dans le film BIS

Les méthodes employées dans le cinéma BIS pour capter puis retenir l’attention du spectateur sont nombreuses et fourbes.
Avant de détailler plus avant l’une des plus connues (mais aussi des plus ludiques) et afin de donner du corps à cet article sans être accusé de diffuser gratuitement des images provocantes à l’oeil du catho intégriste de droite, je vais donc commencer par vous donner la définition du cinéma BIS (à peu près) telle qu’elle est donnée dans l’ouvrage CINEMA BIS – 50 ans de cinéma de quartier de Laurent Aknin aux éditions Nouveau Monde (un très beau livre que je vous conseille).

• Le film BIS est un film de genre à caractère populaire et commercial : fantastique, aventure, érotisme, western, etc…
• Il est doté d’un budget moyen, voire faible ou dérisoire, surtout si on le compare aux blockbusters hollywoodiens.
• Il est méprisé ou ignoré par les critiques, les historiens, les grands réseaux de distribution, etc…

Vous avez bien sûr remarqué l’utilisation du mot “commercial” dans la première ligne de définition du film BIS, et vous êtes déjà prêts à vous insurger, ne niez pas, je vous ai vus. Oui, le film BIS est commercial dans la mesure ou il se destine à être diffusé de manière à rapporter plus d’argent qu’il n’en a couté.  Oui, c’est mal, c’est une optique capitaliste, mais au moins c’est toujours moins chiant à voir que du cinéma d’art et d’essai.

Mais revenons à nos moutons (bien que nous ne parlerons pas ici de Black Sheep). Comment fait donc le Film BIS pour nous pousser à l’acheter, alors qu’il est planqué dans les étagères des coins sombres de la FNAC tandis que les gros succès sont étalés lascivement sur des présentoirs tels des putes néerlandaises?

La réponse est simple : le Film BIS utilise un réflexe intuitif du cerveau humain - bien connu des fabricants de calendriers pour camionneurs - qui le pousse à prendre sur l’étagère le produit arborant un maximum de gonzesses dénudées (ou une seule gozesse dénudée au maximum), même si ça n'a pas grand-chose à voir avec le contenu du film.

Dans les faits, ça donne ça:
Pitch du film : une poignée de survivants se réfugient dans une vieille maison pour tenter d’échapper à une horde de morts-vivants cannibales qui cherchent à leur dévorer les intestins.

La pochette:
They're coming for you, Barbara, et c'est pas tes intestins qui ont l'air de les interesser.

Certes, oui, mais une fois le film BIS dans mon lecteur DVD, comment maintenir l’attention du spectateur tout au long d’une aventure certes rocambolesque, mais surtout désargentée, et qui du coup n’est pas toujours très rythmée?
Nous touchons là au génie de la création bisseuse, à l’élément phare de tout film d’exploitation qui se respecte, au nirvana de l’exploitation mammaire au service du 7e art: le plan nichon.

Le plan nichon, c’est ça:
C’est gratuit, ça n’apporte rien à mon article, mais grace à ça, je suis sur que vous le lirez.

L’interêt du plan nichon est nul au niveau scénaristique. Il apparait en général lors de scènes totalement gratuites (douches, changement de vêtements, poursuite par un assassin dans les bois, etc…) destinées à réveiller le spectateur assoupi, ou du moins à soutenir son attention. Financièrement parlant, le plan nichon est rentable: il ne coute pas cher à tourner (d’ailleurs dans certains cas, s’agit d’un stock-shot ou d'une doublure), et donne au spectateur l’impression de n’avoir pas foutu son pognon en l’air en achetant le film.

Il existe bien sur d’autres méthodes pour assurer le succès financier de son film, et toutes ne font pas appel à l’implantation mammaire de ses actrices. C'est d'ailleurs pour cette raison que je n'en parlerai pas.

vendredi 2 juillet 2010

Sexy Alien, un court-métrage indépendant!

On va repasser par la case court, le temps de vous présenter Sexy Alien, un court sur lequel je suis tombé un peu par hasard, qui nous raconte les mésaventures d'une horde de chasseurs et d'une équipe de tournage de film gore aux prises avec un alien prenant la forme d'une pin-up de magazine de chasse.

Beaucoup de bonnes idées, des tas de références (Predator, Massacre à la tronçonneuse, Orange mécanique, Bad Taste...), le générique du début est absolument GENIAL, même si ça tire un poil en longueur sur la fin.Tout de même, ça a non seulement le mérite d'exister, mais en plus d'être indépendant!



Saluons le boulot des gars (et des filles aussi, soyons pas sectaires) d'Amalgame Z.

[Sexy Alien, de Julien Nourrin et Jean-Philippe K/Bidi]
[Amalgame Z]

La robotique du futur risque de tous nous tuer

Outre le ninja, le plus grand ennemi de l’homme est le robot. C’est bien pratique et bien servile, un robot, mais dans le futur, les cyborgs nous tueront tous.

Forcément, vous pensez à Terminator et à sa dernière mouture post-apocalyptique qui a fait pêter le box-office il y a quelques mois, ou à la flopée de films qui ont tenté de nous prévenir du futur que nous réservaient les intelligences artificielles, tels que Short Circuit et son Johny 5, les cybermens du Dr Who, ou le terrible assassin cyborg moustachu de American Cyborg: steel warriors, un si beau nanar que je ne peux m’empecher de le pitcher ici:
Dans un futur si apocalyptique que dire à une fille qu’elle est un stock d’ovules est un compliment, une grognasse blonde à gros seins est poursuivie par un robot moustachu qui vise de travers. Pour lui échapper, elle devra grimper des tas d’échelles. 

 
La technologie cyborg et ses contraintes : que choisir entre un système de vision nocturne et une moustache?

Allez, hop, je résiste pas :



Mais, il faut bien se mettre en tête que TOUT ce qui comporte un semblant de circuit électronique est en passe de devenir un instrument de notre propre destruction. Au risque de passer pour une de ces saloperies de hippie écologiste moralisateur, nous fabriquons notre propre instrument de déchéance en fabricant des robots toujours plus perfectionnés et plus intelligents.

Regardez ce type de robots domestique, en vente au japon, et plutôt courants parait-il. Ils sont capables d’accomplir des taches très complexes et d’apprendre de longues séquences de mouvements:
Robots mignons

Mignons, n’est-ce pas? Seulement, voilà, ces robots n’obéissent pas aux trois lois de la robotique, il est donc tout à fait possible de les programmer pour vous égorger pendant votre sommeil (ce qui correspond d’ailleurs bien à l’application domestique et ludique à laquelle ils sont destinés).

Et encore, il ne s’agit là que de robotique bas-de-gamme.

Regardons le BigDog sur lequel travaille Boston dynamics, un robot quadrupède capable de transporter de lourdes charges et de conserver son équilibre sur tout terrain:
BigDog

Il ne lui manque plus qu’une sulfateuse sur le dos pour en faire un engin de mort. Bien sûr, ce n’est pas le seul robot véritablement flippant en développement actuellement (cherchez RiSE ou RHex). Vous vous dites qu’en faire des engins de mort, c’est de la science-fiction? Certaines armées disposent d’ores et déjà de robots-serpents dotés de cameras pour des missions d’espionnage, mais aussi de charges explosives pour jouer au kamikaze.

Sarah court déjà. Ne serait-il pas plus sage de l’imiter?

Dans le doute, un conseil:
Don’t talk to robots!

[American Cyborg de Boaz Davidson]
[Dont Talk to robots par  Jake Maymudes]

jeudi 1 juillet 2010

Gremlins 3 (presque)

Ne pas les mouiller.
Ne pas les exposer à la lumière du jour.
Et surtout, surtout, ne JAMAIS leur donner à manger après minuit.

C’est le règlement intérieur de la maison de retraite dans laquelle j’ai foutu mamie en attendant ma part d’héritage, mais c’est aussi et surtout les trois règles qui font du Mogwaï un animal de compagnie un peu plus intéressant qu’un hamster. On a pu le voir dans Gremlins 1 et 2, deux fims cultes réalisés par Joe Dante dans lesquelles des hordes de monstres irrévérentieux foutent le bordel dans un petit village, puis dans une tour high-tech.

Je sais pas vous, mais moi, je suis fan de ces bêtes à l’humour glauque et malfaisant.
A défaut d’une suite, y’a toujours ça à se mettre sous la dent : un passage alternatif et remis au gout du jour, de la scène de Gremlins 2 ou les créatures s’immiscent dans d’autres films. Cette fois-ci, ce sont l’Exorciste, Indiana Jones et Batman qui se retrouvent à la merci des créatures vertes aux grandes oreilles. Et c’est plutôt bien foutu.

Admirez :



Chapeau bas à Sacha Feiner qui nous a offert ça, son boulot mérite d’être vu.

Et en prime, vous pouvez voir le Making Of 

[Gremlins Fan film par Sacha Feiner]

Dead Rising, le film : trailer!

Ca s'appellera Zombrex: Dead Rising Sun, et ça sortira avant Dead Rising 2 (annoncé pour le 28 septembre), pour faire le lien entre les deux épisodes.

Filmé en japonais avec un budget minimal par Keiji Inafune, il sera doublé en plusieurs langues (anglais, espagnol, français), divisé en 8 parties et diffusé gratuitement (sans qu'on sache sur quel support: Playstation Network, Xbox Live ou Internet?).

Au vu du trailer, ça a l'air foutraque, gore, déjanté et totalement Z. Après tout, le jeu nous proposait de buter du zombie à coup de tout ce qui nous tombe sous la main (tondeuses, machettes, pamplemousses...).

Bande annonce (en japonais) : 


Une excellente initiative de la part de Capcom qui nous fera peut-être ainsi oublier le plantage sur Resident Evil, en offrant un film vraiment destiné au public qui apprécie son jeu.


[Dead Rising de Keiji Inafune] via [Digital Trends]

mercredi 30 juin 2010

Filles en bikini, moiteur et suspense...

Avec les beaux jours qui sont là et les vacances d'été qui approchent, impossible de ne pas vous donner un petit avant-gout de ce qui vous attends sur les plages...

Non, il ne s'agit ni de Jaws, ni du remake de pirhannas par Alexandre Aja, mais d'un mysterieux suspense venu des profondeurs de l'océan.

Ecrire un scenario (1) : le pitch

Ça y est, vous souhaitez vous lancer dans la réalisation de votre premier (?) film. Vous avez bien quelques idées, mais c'est un peu le bordel dans votre tête, surtout que votre brainstorming s'est déroulé dans un coin de bar et que vous avez la gueule de bois.

Pas très grave, je vais vous apprendre à synthétiser rapidement vos idées pour en sortir un pitch.

Qu'est-ce qu'un pitch? 

Non, rien à vois avec les briochettes qu'on se fourre dans la poche pour le goûter. Un pitch, c'est le squelette de votre scénario. Il ne se perds pas dans les détails inutiles, et est un condensé des informations vitales de votre histoire.
Un bon pitch résume l'histoire en 3 ou 4 phrase et présente les éléments essentiels, à savoir :

- Protagoniste
- Objectif
- Obstacle(s)
- Résolution

Vous noterez l'acronyme POOR, un bon moyen mémo-technique pour se souvenir de ce que doit comprendre un pitch.
Nous allons maintenant détailler chacun de ces 4 éléments.


Le protagoniste :
C'est le personnage principal de votre histoire, (souvent appelé à tort le héros) celui avec lequel le spectateur devra s'identifier. C'est (généralement) lui qui apprends le plus au cours du déroulement, et c'est également lui qui dénoue les intrigues principales (et en tout état de cause, la résolution finale). Par exemple, Luke Skywalker dans Star Wars, un simple fermier au départ (statut simple, identification aisée), chevalier Jedi à la fin (si ça c'est pas une progression, je sais pas ce que c'est.

Histoire sans protagoniste



L'objectif : 
C'est le but FINAL que doit atteindre le protagoniste. L'objectif est LA raison pour laquelle vous écrivez cette histoire. Que cherche/veut votre personnage? Dans Star Wars, l'objectif de Luke est de rétablir la république (l'Empire est un obstacle).

Histoire sans objectif



L'obstacle : 
C'est la deuxième raison pour laquelle vous écrivez cette histoire. Sans obstacle, atteindre son objectif n'a aucun intérêt. Les obstacles sont de deux natures: les obstacles physiques (un mur, un ennemi, etc...), et les obstacles psychologiques (les phobies, des valeurs morales, etc...).

Histoire sans obstacle



La résolution :
Détaille la méthode employée pour passer l'obstacle, atteindre son objectif, et sa réussite (ou son échec). Dans star Wars, Luke apprends les arts Jedi et affronte son père. Il gagne le combat. Il réussit.
Vous noterez que le pitch dévoile le dénouement. Ce n'est pas grave, il s'agit d'un document technique lié à l'écriture d'un scénario, et absolument pas un teaser ou une phrase d'accroche.


Avec ces 4 simples éléments, vous construisez la base de votre histoire. Prenons un exemple: Un explorateur est perdu en plein milieu du désert. Il attrape un des vautours qui lui tourne autour et trace avec son sang un message de détresse. Un hélicoptère passe, le détecte, et le ramène chez lui.

Protagoniste : un explorateur
Objectif : survivre
Obstacle : le désert
Résolution : il sauve sa peau et rentre chez lui (réussite totale).


Vous tenez là la base d'une histoire, simple et pas forcément passionnante, mais dont les fondamentaux sont résumés. Il ne tiendra qu'à vous de la développer en ajoutant des sous-objectifs (et donc des sous-problèmes), en suivant le même schéma (ce qui fera l'objet d'un autre article). En attendant, votre pitch, gardez le toujours à l'esprit, il vous servira TOUJOURS pour ne pas perdre le fil de votre propre histoire.

mardi 29 juin 2010

Analyse cinématograveleuse : Bagman

Il y a dans le cinéma un règle d’or. Plus on a de pognac pour réaliser un film, moins on se casse le cul. Ainsi, les auteurs géniaux de courts-métrages d’animation 3D finissent par raconter des histoires à la con chez Pixar, et les réalisateurs cultes de films gores font des remakes de films de singe. Mais où passe donc le courage scenaristique? L’attaque des tomates tueuses, par exemple, faut avoir un gros paquet de burnes pour oser défendre ça devant un producteur.

Je vous vois venir. Oui, certaines grosses productions valent le coup. En même temps, avec 200 millions de dollars de budget, on peut statistiquement pas se planter à tous les coups.

Tout ça pour dire que personne ne comprend jamais comment on peut prendre son pied en regardant un truc mal foutu dans lequel une horde de gens qui parlent québécois se font dessouder non-stop pendant 10 minutes. A ces gens-là, je réponds BAGMAN.

C’est quoi BAGMAN? Je pourrais vous coller une vidéo (d’ailleurs je vais le faire, le baratin juste avant, c’était juste de la diatribe stéréotypée de fan de serie Z histoire de vous faire croire que j’avais un truc intéressant à raconter).


BAGMAN Profession: Meurtrier from RKSS.tv on Vimeo.

Comme le film a déjà 5 ans, les québéquois de Roadkill Superstar nous offrent une version remastérisée de ce qu'ils appellent : "le court-métrage qui nous a mis sur la map".
Un véritable boulôt de passionnés, qui leur a réussi au vu de ce qu'ils nous proposent aujourd'hui (j'y reviendrai)!

Et vous avez remarqué? au bout de quelques minutes, on atteint l’intensité dramatique de Il faut sauver le soldat Ryan, sans les scènes chiantes où des gens parlent.

Etonnant, non?

Faire soi-même un film

Pourquoi faire soi-même un film?

D'une part, parce que c'est la classe. D'autre part, parce que ça permet de faire son intéressant auprès des gonzesses. Et ensuite parce que c'est encore le meilleur moyen de se retrouver au carré VIP de Cannes à bouffer les tant convoités toasts aux crevettes. Et puis surtout, vous en avez marre des films/soupe qu'on vous passe à la télé ou des comédies romantiques franchouillardes qu'on diffuse dans l'UGC d'à coté de chez vous (si, si, vous savez le truc pseudo-auteurisant bobo rive gauche avec Romain Duris où les gens s'aiment, puis se détestent, puis s'aiment quand même, dont le titre semble être un extrait d'un Harlequin, on vous en ressert un grand bol tous les mois).


Bref, vous, ce que vous voulez voir, c'est du truc fendard, du bidule hypersexué, des trucs qui dégueulent d'hormones, avec des machins tentaculaires et vous vous en foutez bien si les acteurs sont payés au lance-pierre, d'ailleurs vous êtes même pas sûrs qu'ils soient vraiment acteurs, mais vous vous en foutez.


Et bien, faites-le vous-même.

A cet effet, je vous livrerai quelques précieux conseils (écriture de scenario, fx, réalisation, assos, etc...) pour réaliser vous-même un court-métrage comme il vous plait, avec peu d'argent, et même mieux, je m'engage solennellement à le diffuser ici même, à vous créditer et à faire de vous une star internationale (sans garantie de résultat). Oui, même les trucs ultra-foutraques et outranciers. Même si les hébergeurs du net (DailyMouton, YouThune etc...) trouvent ça trop trash et le refusent, m'en fous, forwardez-moi un lien en téléchargement gratuit (megauplaod, dl.free, etc...) et je le diffuserai, parce que parfois, l'art n'a pas à s'excuser.

lundi 28 juin 2010

Projection de Machine Girl à l'Absurde Séance Paris

En lien direct avec mon billet précédent, on reste dans le foutraque gore japonais outrancier et fun, avec ce Machine Girl qui nous narre la succession de baston menée par une japonaise qui venge la perte de son frère, et de son bras par la même occasion, grâce à la sulfateuse qu'elle s'est fait greffer à la place de ce dernier.
Totalement jouissif dans le fond, totalement fauché sur la forme, mais d'une créativité de tous les instants, Machine Girl est devenu instantanément culte à sa sortie en 2008. Je vous laisse apprécier la bande annonce.



Jamais sorti en salles Française, cet affront va enfin être lavé samedi prochain (le 3 juillet, pour ceux du fond qui suivent pas), grâce à l'Absurde Séance Paris. Avec en prime une bière gratuite pour ceux qui arrivent avant la projection!

Pour 5 euros, un film culte + de la bière (et les cartes UGC acceptées), vous auriez tort de ne pas vous offrir un délicieux moment de charclage zen!

[Absurde séance Paris]
[Machine Girl de Noboru Iguchi]

Robogeisha

Le cinoche de genre japonais n’en finira jamais de me faire bander. Après Machine Girl et Tokyo Gore Police (j'en reparlerai bientôt, de ces deux-là), voici Robogeisha. C'est sorti au japon en automne dernier, et à peu près jamais chez nous.



Bien que ça ne soit pas une information de première bourre, ça donne une bonne idée de la teneur des billets qui seront publiés ici.

[Robogeisha de Noboru Iguchi]

Z is (not) dead est ouvert et tout rouge.


Z is (not) Dead, c'est quoi?

C'est le blog de la culture bisseuse, du nanar, du film de genre, de la mauvaise foi et des tentacules.
Ici, je partagerai mes créations, des créations tout court (-métrages), et des créatures. Films, affiches, pin-up & scream-queens, évènements, opinions hautement subjectives, et des tas de trucs foutraques mais tellement indispensables.

Si vous tombez sur un truc intéressant sur le net, envoyez-le moi, je peux pas avoir des yeux partout, je suis en manque de mutagène. Si vous voulez diffuser un de vos courts-métrages de genre, une info, un évènement, je serai ravi de le relayer, à moins que vous organisiez le concours de catapultage d'oies de Genvry dans l'Essonne (encore que, si vous organisez vraiment un truc comme ça...)